Ma maladie évolue inexorablement, j'ai mal, je souffre, de plus en plus de difficultés au quotidien.
De nouvelles douleurs apparaissent régulièrement, je manoeuvre maintenant mes bras difficilement et avec beaucoup de douleurs.
L'an dernier je n'ai pu faire de bois de l'hiver 2008-2009, cet été cela a été trés difficile d'assurer la tonte du terrain...
Le jardin me pose des problèmes ainsi que tout ce qui est physique.
Les examens demandés par mon médecin traitant, et par mon rhumato commencent à parler, suspicion de LMC, c'est à dire que mes jours sont comptés.
Je ne veux pas en parler à celle qui partage ma vie, ou le moins possible...
Je ne veux pas en parler au seul fils qui me reste...
Pas de tracas pour eux.
Je vais faire le nécessaire pour préparer mon départ (si j'en ai le temps) pour régler ma situation matérielle.
Rendez-vous chez le notaire.
Vendre tout mon bien (j'ai commencé).
Vendre la maison.
Partir en voyages.
Dilapider mon pécule.
Ma place est déjà retenue dans un cimetière du 50.
Je me prépare à faire creuser mon caveau et placer la tombale.
Mercredi 17 décembre, ce sera la décision du Rhumato...qui me fera me remettre définitivement en cause.
Le rhumato, un de plus qui est plus intéressé par ma carte banquaire que par ma carte vitale...c'est un 'charlot' de plus.
Que dire!!!
Je suis physiquement complet...
Tous mes examens sont parfaits...jusqu'au jour où !
Et pourtant je vais mal...
Je souffre tous les jours de plus en plus.
Je ne veux pas commencer de traitements lourds et douloureux pour me prolonger de quelques mois, c'est inutile.
Le seul remède pour ne plus souffrir, c'est de partir mais je suis trop lâche.
Peut être ma souffrance n'est elle pas assez forte.
La souffrance va me pousser à agir...tant mieux.
Cela ne me demandera que 2 minutes pour être enfin seul, libre...
Qui peut m'aider ?
J'ai mal...
Je vais mal...
Qui peut m'indiquer le 'cocktail' du bien être dans l'au-delà, je suis prêt à payer trés cher, donner tout ce que j'ai...
De jour en jour je faiblis.
Mail adressé à mon médecin traitant ce matin 12 janvier 2009:
Docteur bonjour,
Pour 2009, je vous présente tous mes bons vœux.
Pour ce qui est de ma santé, cela est plus que moyen, je souffre, je souffre, je souffre...surtout la nuit et le matin.
Ma santé physique a diminué de plus de 50 %, et mon moral en prend fortement un coup - 80 %.
Les visites chez le Dr Th..... n'ont rien apporté de sérieux, les infiltrations du bas du dos (L4 - L5 sous radioscopie) ont été à peu prés efficace 24 h.
Il n'a pas voulu infiltrer les épaules, j'ai du les faire faire par mon médecin traitant.
Je souffre énormément, je n'ai plus la force de passer vous voir.
J'ai du mal à me vêtir, je ne peux plus travailler, je me traine péniblement comme un p'tit vieux.
Qui a t-il ? Que me cache t-on ?
Cela fait pus de 5 années de souffrances...je ne voudrais pas que cela dure encore autant, il faut mettre un terme à cette décadence
Il faut arrêter cela.
Je n'accepte pas d'être autant diminué, même me servir de l'ordinateur ou porter un appareil photo est difficile
Que me proposez vous comme examens complémentaires ?
Pour l'instant 6 Di Antalvic par jour sans résultat.
Je compte sur vous, sur vôtre sincèrité pour me dire ce que j'ai.
Merci docteur.
Aux dernières nouvelles ce serait une fibromyalgie ???
24 09 2009
La vie continue à petits pas...
Novembre 2009
Mon médecin traitant me prescrit 2 fois 10 séances de kiné.
Le résultat est négatif, sur une séance théorique de 30 minutes, cela ne dure que 10 à 15 mn, le kiné lui aussi ne voit que la carte bleue...
Malheureusement ma vie n'aura pas été trés brillante...
C'était mon destin.
Janvier 2010.
Nouvelle année mais autant de douleurs, autant de souffrances...
Je ne veux pas vivre grabataire, si je sens que ma triste vie évolue difficilement, s'il m'est insupportable de me déplacer ou de vivre et l'impossibilité de
travailler dans la douleur il me faudra mettre un terme à cette vie.
J'y suis prêt, la pensée du suicide fait parti de mon quotidien.
Euthanasie
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
À l'origine, l'euthanasie (gr: ευθανασία - ευ, bonne, θανατος,
mort) désigne l'acte mettant fin à la vie d'une autre personne pour lui éviter l'agonie[1].
Dans une acception plus contemporaine et plus restreinte, celle retenue par le Petit Larousse, l'euthanasie est décrite comme une pratique visant à provoquer la mort d'un individu
atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables, particulièrement par un médecin ou sous son contrôle[2].
On emploie le mot aide au suicide pour désigner le fait de fournir un environnement et des moyens
nécessaires à une personne pour qu'elle se suicide quelque en soient les motivations. Dans ce cas, c'est le "patient" lui-même qui déclenche sa mort et non une autre personne, ceci constitue
une preuve de sa volonté de mourir qui distingue le suicide de l'euthanasie ou d'un meurtre déguisé. Un autre usage abusif du mot est son application aux soins palliatifs, qui ne visent jamais à hâter le décès ou éviter le prolongement de l'agonie des
patients même si, pour soulager la douleur, il arrive aux soignants d'user de doses d'analgésiques ou
d'antalgiques risquant d'anticiper la mort.
Longtemps appliqué à des pratiques destinées aux seuls humains, le mot est désormais employé pour les autres espèces, et l'on parle alors d'euthanasie animale, effectuée dans l'intérêt supposé d'un animal ou d'un groupe d'animaux, par opposition à l'abattage, effectué dans l'intérêt des humains[3].
Le terme d'euthanasie a aussi été utilisé dans le cadre de certaines théories eugéniques de la première
moitié du XXe siècle pour désigner le fait d'éliminer certaines populations jugées inaptes à la vie en société ou défavorables à la destinée du groupe social (malades mentaux,
handicapés), notamment dans le programme nazi Aktion T4. Ce dévoiement du terme (le programme
ne visait pas à adoucir la mort ni à épargner des souffrances, et ses victimes n'avaient rien demandé) a parasité les débats sur l'euthanasie pendant toute la seconde moitié du 20e
siècle[4].